Découvrez la Pink Lady, gagnante du People’s Choice de cette année au European H.O.G. Rally
Britta Feldwisch est fan de Harley-Davidson depuis toute petite. Elle a depuis remporté de nombreuses récompenses lors de custom bike shows avec son Sportster® Seventy-Two® et elle vit la vie Harley à 100 %
Texte : Knut Briel
Photos : Britta Feldwisch et Horst Rösler
Vivre, rire, aimer. C’est là la devise de cette motarde et sacristine de la région de Münster, en Allemagne.
Britta est devenue partie intégrante de la scène allemande du H.O.G.® et tous les habitués des rallyes ou presque connaissent la Pink Lady et son photogénique Sportster® du même nom. Depuis une dizaine d’années, elle remporte régulièrement des prix lors des custom bike show, le plus récent étant celui du European H.O.G. Rally à Medulin.



Félicitations pour ta victoire du People’s Choice à Medulin. Combien de motos custom as-tu montées ou conçues ?
Merci beaucoup ! Je ne suis pas vraiment une créatrice de motos, je suis simplement tombée amoureuse du Sportster Seventy-Two® et je l’ai personnalisé selon mes goûts après son achat. Ma Pink Lady est issue d’une édition limitée de 300 motos Hard Candy Custom Seventy-Two, c’est donc dès le début un modèle très rare et exclusif. Les modifications personnelles, comme le rail de réservoir et la sissy bar, ont été conçues par moi-même et installées par un expert de l’acier inoxydable qui fait très attention aux détails. J’ai délibérément intégré des anges et les ailes de ces créatures dans mon design, car ils résonnent beaucoup en moi. Je suis persuadée qu’il y a un ange qui veille sur moi depuis le ciel : ma mère.
Tu semble très pieuse.
Oui. Je suis sacristine à l’église protestante de ma ville natale de Brochterbeck depuis plus de 20 ans, malgré ma formation de conceptrice de médias. M’engager dans la société est aussi très important pour moi pendant mon temps libre. Je suis aussi une motarde très enthousiaste. Tous ceux qui m’ont vue à au moins un des nombreux événements auxquels je participe tous les ans savent que je ne fais jamais la tête.
Quels sont tes plans pour la suite de ton parcours avec les motos custom ?
Ces 11 dernières années, j’ai remporté au moins une récompense par an avec Pink Lady. On adore ma moto et j’adore les rencontres que je fais grâce à elle. Les événements du H.O.G. résonnent beaucoup en moi. L’ambiance y est amicale, chaleureuse et bouillonnante. Le European H.O.G. Rally de cette année en Croatie a été une expérience inoubliable. L’ambiance était plus que chaleureuse et l’impensable s’est produit : j’ai remporté le Custom Bike Show lors d’un rallye international du H.O.G. et c’est Bill Davidson en personne qui m’a remis la récompense ! C’est la plus grande reconnaissance dont tout pilote Harley peut rêver, il n’y a rien de mieux ! C’est la raison pour laquelle j’ai décidé que ce serait la dernière fois que je participerais à un Custom Bike Show.


Tu continueras quand même de venir aux événements du H.O.G., pas vrai ?
Bien sûr ! On continuera de participer à un maximum de rallies nationaux et internationaux ensemble. Je ne me suis pas seulement rendue à Medulin, mais également à Senigallia l’année dernière et je participe aussi à la European Bike Week à Faak, au Harley-Davidson Euro Festival en France, aux Hamburg Harley Days, au Ruhrpott Meeting à Hattingen, au Magic Bike Rüdesheim, aux Bike Days Willingen et aux Harley Days Dresden aussi souvent que possible. J’aimerais beaucoup aller au European H.O.G. Rally 2026 à Cascais, au Portugal, mais je ne sais pas encore si je vais pouvoir ou pas.
En parlant de cela, je couvre aussi ces événements en tant que freelance pour un magazine moto depuis cinq ans. C’est une activité que j’aime beaucoup et qui me permet de rencontrer des personnes intéressantes et connues comme le chanteur Peter Maffay, l’acteur Wolfgang Fierek, le présentateur télé Jean Pütz, Paul Teutul de Orange County Choppers et Kolja Rebstock de Harley-Davidson, pour n’en nommer que quelques-uns. L’un de mes plus grands moments a été ma rencontre avec Bill Davidson. C’est une personne extraordinaire et terre-à-terre, qui accorde du temps à tous ceux qu’il rencontre, les écoute et prend d’innombrables photos avec les fans. Il m’a offert le plus beau cadeau de ma vie de motarde en signant mon trophée et ma sacoche. Je n’oublierai jamais ce moment.
Quel a été ton premier contact avec Harley-Davidson ?
Pas plus tard qu’à 12 ans. Je roulais sur mon vélo Bonanza, duquel pendaient une queue de renard et des rubans colorés dans mon village quand est soudainement apparue une Harley® tonitruante qui se dirigeait droit vers moi. C’était un vrai chopper avec une longue fourche, un guidon surélevé, des marche-pieds vers l’avant et un gars canon sur la selle : bottes de cowboy, casque jet, lunettes de soleil, cheveux long et moustache. Il voulait simplement demander quelque chose de banal, mais la petite Britta n’a pas pu prononcer un mot et est restée là, bouche bée et rouge écarlate. J’étais folle amoureuse, non pas du pilote, bien trop vieux pour moi, mais de la machine. Mon amour pour Harley-Davidson venait de s’éveiller. J’ai regardé plusieurs fois Easy Rider et une chose était sûre : un jour, je roulerai sur une Harley. Toutefois, j’ai d’abord dû me contenter de deux-roues plus petits, qui n’arrivaient pas à la cheville de ma moto de rêve.
Quand as-tu acquis ta première Harley ?
Bien plus tard. Je me suis mariée, à un motard, cela va de soi, mais je roulais toujours sur ma moto. Prendre place sur la selle passager n’a jamais été une option. J’ai eu deux accidents qui m’ont conduite à l’hôpital et qui m’ont fait ranger mon équipement moto quand je suis devenue maman. Ma famille est alors devenue ma priorité absolue pendant vingt ans. J’ai toutefois continué à m’arrêter devant la concession Harley et à rêver d’une machine de Milwaukee. En 2013, le moment est venu : alors âgée de 45 ans, j’ai finalement acheté une Harley-Davidson auprès de la concession H-D® d’Osnabrück : un Sportster violet de 13 ans. Et j’ai par la même occasion rejoint Ladies of Harley®. Le Sportster était une belle machine, mais je suis vraiment tombée amoureuse de ma moto l’année suivante, quand je l’ai vue lors d’une fête de la concession H-D à Bielefeld. Ça a été un coup de foudre. Elle se tenait sur une plateforme tournante et brillait de mille feux dans sa peinture Candy Pink. J’ai tout de suite été conquise, me souvenant du flower power et des années 70. Cela me va bien, je suis une rockeuse. Je suis restée paralysée devant « ma » machine, tout comme lorsque j’ai rencontré le chopper rocker dans mon enfance. Le concessionnaire a pris une photo de moi sur la machine, m’a vendu la moto rare et m’a donné la photo de nous deux en me remettant ma Pink Lady. On pouvait lire sur le cadre « suis tes rêves… » Et c’est exactement ce que je fais depuis. J’aime et je vis le style Harley-Davidson !
On dirait que tu ne veux rien changer ?
Pourquoi faire ? J’ai 57 ans et j’espère que je pourrai continuer à rouler sur ma Pink Lady et rencontrer de nombreux membres du H.O.G. et motards encore longtemps. J’aimerais un jour pouvoir traverser les légendaires routes américaines et visiter le Harley-Davidson Museum™. Si mes aventures vous intéressent, vous pouvez me suivre sur Facebook, Instagram et TikTok.







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